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Echange de bonnes pratiques entre Aster-International et un groupe de femmes réunionaises investies dans le développement local.
MARIE-LISE SEMBLAT, présidente d’Aster-International (Actrices sociales des territoires européens ruraux), a accueilli une délégation de femmes réunionaises dans les locaux de l’association. Ce groupe de femmes en provenance du sud sauvage de l’Ile de la Réunion séjourne actuellement en France dans le cadre d’un partenariat entre l’association d’insertion, Val Services, de Charleville-Mézières et l’association Maison du tourisme du Sud sauvage.
Cette structure intercommunale comprend trois communes rurales, Saint-Joseph, Saint-Philippe et Petite Île mais contrairement à nos communes rurales axonaises, ce sont des communes peuplées, car au total 45 000 habitants sont concernés. Les différences cuturelles ne s’arrêtent pas là. Les représentants des structures de Métropole et de la Réunion ont ainsi approfondi leurs manières de travailler.
Ils se sont aperçus que, s’ils étaient régis par les mêmes dispositifs, la mise en application sur le terrain comportait des variantes. Et en particulier dans les relations avec les partenaires institutionnels. « Cela nous permet de rebondir », explique Valérie Félicité, responsable de l’assocation La Maison du tourisme du Sud sauvage.
La rencontre avec Aster-International qui présente, à la fois, un volet formation et une action de développement local en réseau, participe de cette volonté d’établir de nouveaux liens.
Universités rurales européennes
La délégation emmenée par le président de l’association Val Services, René Bourgeois, n’était composée que de femmes. Une dynamique que Valérie Félicité veut encourager et développer. La rencontre avec Marie-Lise Semblat aura été sur ce plan également très profitable. Au programme de cette réunion de travail encore, l’échange de savoir-faire dans l’organisation des universités rurales européennes.
Maire-Lise Semblat avait participé, dès 1991, au lancement de ce rendez-vous en organisant des «itinéraires» permettant de découvrir des expériences menées dans différents pays : la Grèce, l’Irlande, l’Italie… Elle y avait introduit à l’époque la question des femmes.
Les universités rurales européennes se dérouleront en 2010 dans la commune de Saint-Joseph, sur le territoire du Sud sauvage. L’association Aster qui mène des projets en partenariat avec des associations locales au Québec, au Maroc et au Sénégal recevait dès le lendemain sa correspondante marocaine.
Graziella BASILE
Aster-International, 107, rue d’Isle. 03.23.67.07.54.
Article paru le : 25 juin 200 dans l’Aisne Nouvelle
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Marie-Lise Semblat, la présidente d’Aster (actrices sociales des territoires européens ruraux) International, a reçu, dernièrement, Malika Ghefrane, sa correspondante marocaine, dans les locaux de l’association. Les deux femmes ont travaillé sur la formation, dédiée aux organisations de solidarité internationale, qu’elles sont chargées d’assurer à travers l’Hexagone.
Pendant longtemps, les acteurs du développement ont privilégié une approche classique dans le traitement des thématiques « femmes » et « rapports homme/femme ». « On s’est rendu compte que ces programmes marginalisaient les femmes. On ne faisait qu’enfermer ces dernières dans leur rôle classique. On ne les conduisait pas vers l’autonomie, souligne Malika Ghefrane, correspondante d’Aster. C’est pour cette raison qu’un nouveau concept, baptisé Genre et développement (GED), a été retenu. »
Cette approche, élaborée de concert par les pays du Nord et du Sud, fait d’ailleurs l’objet de formations. Malika Ghefrane et Marie-Lise Semblat sont chargées d’animer ces sessions qui ont démarré au début de l’année et qui se poursuivent ce mois-ci à Rennes. « Aster et une autre structure ont été retenus par le ministère des Affaires étrangères pour animer ces séances. Nous allons former et conseiller des organisations de solidarités internationales qui ont des projets de développement en Afrique, en Asie ou encore au Maghreb », précise Marie-Lise Semblat, présidente de l’association.
Avec Malika Ghefrane, elle constitue l’un des deux binômes Nord/Sud en charge de ces sessions.
Auteur : Nassera LOUNASSI
Article paru le : 29 juin 2009 dans Aisne Nouvelle
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La formation démarre en juin prochain et c’est à Bagadadji où sera installée cette sorte d’université rurale. En somme, une revanche du monde rural sur les centres urbains.
Kolda
La plupart des agents évoluant dans le monde des organisations non gouvernementales (Ong) ont acquis des compétences et une expérience difficiles à justifier par un diplôme. Rien a priori ne permet de croire à leurs capacités. Une situation qui a bien des inconvénients dans cette société où le diplôme garde toujours son mythe. Cette sorte d’informel sera bientôt brisée. En effet, trente-cinq agents des Ong se verront offrir une formation sanctionnée par un parchemin. Selon Mme Marie-Lise Semblat, présidente de Aster-International (Actrices sociales des territoires européens et ruraux),« il ne s’agira pas d’enseignement classique, mais de formation destinée à des adultes. On part du principe que tout adulte, acteur social, dispose de savoirs dans sa vie professionnelle, syndicale ou associative ».
Ces savoirs dits expérienciels, poursuit-elle, viennent de l’expérience de l’acteur social. Mais, déplore Mme Semblat, ces acquis en matière de développement local (alphabétisation, lutte contre la pauvreté, sensibilisation à l’abandon des pratiques néfastes, etc.) ne sont pas reconnus du point académique. Il s’agira donc, ajoute-t-elle, de les valoriser et de les valider.« Un groupe de trente-cinq professionnels (hommes et femmes) des Ong va d’abord être formé au certificat d’initiatives locales (Cil) pour une durée de six mois. Ensuite, ils passent à une autre étape sanctionnée par le diplôme des hautes études des pratiques sociales qui a une équivalence de Bac plus quatre ans des universités. Cette dernière formation diplômante s’articule sur la validation des acquis de l’expérience, l’approche genre et le développement rural local, des expériences ont été menées en France avec des publics masculins ou mixtes », explique Marie-Lise Semblat. Les thèmes ne sont pas imposés de l’extérieur, mais ce sont les apprenants eux-mêmes qui les proposent.
Liens Pertinents
Afrique de l’Ouest Sénégal
Du 28 au 1er novembre dernier, un séminaire a réuni à Bagadadji (30 km au nord de la commune de Kolda) trois régions du monde francophone : des Français, Belges et Grecs, six Québécois et des Africains de l’Ong Ofad Nafooré. La rencontre dite de partages et d’échanges d’expériences a permis d’identifier des axes comme les mutations sociétales au Sénégal, le développement local, le projet, l’approche de genre. Ce sont des axes qui vont être affinés en fonction des besoins des apprenants. De l’avis d’Alassane Diawara, chargé de la formation à l’Ong Ofad-Nafoore, hôte de ce programme destiné aux adultes, la validation des expériences valorise les organisations bénéficiaires face aux bailleurs et aux partenaires. Les formateurs viennent d’horizons différents. Il en est ainsi d’Adama Faye, chercheur à l’Isra et d’autres en provenance de France ou du collège coopératif de Québec.
Interpellé sur les éventuelles prétentions salariales des titulaires de cette formation, Baba Koïta, secrétaire exécutif d’Ofad Nafooré, s’est dit prêt à payer le prix et à en profiter pour étendre le champ d’action de son organisation. La formation démarre en juin prochain et c’est à Bagadadji où sera installée cette sorte d’université rurale. Comme quoi la revanche du …
