Articles dans Présentation du réseau Catégorie
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Nom de l’organisme :
Réseau des Associations de Développement. RADEV
Coordonnées :
Tél. ++212 39500943
Fax : ++212 39914720
E_mail : info@radev.ma
Site Web : www.radev.ma
Date de création : 17 juillet 2004.
Nombre d’associations membres : 34 associations :
29 associations de développement.
04 associations féminines.
01 association des droits humains.
Organigramme :
Assemblée générale.
Conseil d’administration. (Instance décisionnelle)
Bureau opérationnel (instance exécutive)
Description de la structure organisationnelle :
RADEV est réseau régional, un collectif d’associations de droits humains, de droits des femmes, et de développement local et régional de la province de Larache / Nord du Maroc, créé en juillet 2004 et reconnu officiellement. C’est une structure démocratique indépendante d’associations non professionnelles agissant dans les domaines des droits et du développement.
L’initiative de création de ce réseau a été prise par certains responsables et membres d’associations et par un besoin de solidarité entre les associations et de professionnalisation de l’action associative au niveau de la province de Larache.
RADEV réunit 34 associations de la Province de Larache visant à promouvoir un développement solidaire et équitable.
RADEV est membre fondateur de deux Réseau nationaux :
L’alliance nationale de lutte contre la pauvreté.
Le réseau national de l’économie social et solidaire.
RADEV est membre du réseau ASTER INTERNATIONAL basé en France.
L’intervention du RADEV se fonde sur les principes suivants :
La prise en compte de l’égalité Femme/Homme dans les institutions, et dans les programmes et projets de développement.
La participation ;
La prise en compte des droits humains ;
Le travail de proximité.
Missions :
Le RADEV ambitionne de contribuer à lutter contre la pauvreté et les inégalités de sexe au niveau de la zone nord du Maroc et de promouvoir les droits humains, notamment les droits des femmes, afin de développer une culture d’égalité entre les sexes dans la région.
Objectifs :
La lutte contre la pauvreté et l’exclusion.
La promotion des droits humains, notamment les droits des femmes.
La mobilisation et le renforcement des capacités des acteurs locaux de développement.
Le soutien à la scolarisation des filles rurales.
L’éducation à la citoyenneté.
Nos partenaires et Bailleurs de fonds :
Agence canadien de développement international (ACDI).
Junta d’Andalucia / Espagne.
Fonds Catalan de Coopération et Développement International / Espagne.
Députation de Granada / Espagne.
Banque mondiale / Maroc.
Fondation de France.
Fondation Motorola.
Agence de Développement international (ADS).
ASTER International (Réseau des ONG Internationales basé en France).
CODENAF (Coopération et développement au Nord d’Afrique).
AMAL Andaluza (Association des femmes marocaines immigrantes en Espagne)
CSSF (Comité de soutien à la scolarisation des filles au Maroc).
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“Maison des Femmes“
Bagadadji, Sénégal
L’O.N.G. sénégalaise, O.F.A.D./NAFOORE est implantée dans le village de Bagadadji (500 habitants) dans la région de Kolda, affectée par la crise casamançaise et considérée par le D.S.R.P. comme la plus pauvre du Sénégal.
À la précarité des conditions de vie des populations, le taux élevé d’analphabétisme (72%), la malnutrition, s’ajoutent la mauvaise gestion des ressources naturelles, l’inexistence de structures de formation adaptées, l’éloignement et le manque de structures de santé, ainsi que la faible organisation des acteurs sociaux.
Les femmes demeurent les plus vulnérables, victimes à la fois des pesanteurs socioculturelles et de politiques de développement inadaptées. Le projet de Maison de la femme part des besoins des femmes elles-mêmes, de leurs potentiels et de leurs capacités de leadership. Il vise à:
· Favoriser une approche globale de l’éducation des femmes: santé reproductive, alphabétisation, microcrédits, microprojets, environnement,…
· Dans le cadre d’une approche genre et développement, faciliter la satisfaction des besoins en vue d’une lutte contre la pauvreté et d’un équilibre entre les rôles masculins et féminins,
· Réaliser à long terme un développement durable de la micro-région.
Il s’agit concrètement de créer un lieu-ressources : lieu de rencontre, d’information, de formation et d’accompagnement des initiatives pour les femmes de la zone. Les premières activités sont traditionnelles (teinture, savonnerie, coiffure, couture), mais doivent évoluer vers de nouvelles activités notamment par l’organisation de l’accueil de groupes dans les villages (tourisme solidaire, organisation de séminaires des O.N.G.). La nécessité d’amélioration des infrastructures, la formation des femmes, un partenariat entre pouvoirs publics et société civile qu’exigeront ces initiatives, vont ouvrir des perspectives à la fois de promotion des femmes et d’un développement durable qui combinera:
· volets sociaux,
· économiques,
· et environnementaux (valorisation du paysage, entretien des villages, lutte contre les feux de brousse…)
La maison des femmes est animée par 25 femmes-relais, reparties dans les villages de le zone.
Qu’est-ce qu’une femme-relais?
Être femme-relais, c’est relayer des informations, des formations entre deux espaces qui sont la maison des femmes de Bagadadji et le groupement villageois. C’est également assurer la continuité d’un processus de développement.
La femme-relais relaie, rapporte ce qui se passe au village. Elle est porteuse des idées, des difficultés que peuvent rencontrer les villageois et particulièrement les femmes. Elle assure un rôle d’observatoire des conditions de vie au village.
La Maison des femmes propose un lieu d’échange, d’information, de formation, de sensibilisation, d’innovation… Les femmes-relais qui prennent part à ces activités ont une responsabilité de démultiplier les effets de ces actions vers les femmes et la population de leur village. Elles relayent à d’autres ce qu’elles ont appris.
Ces deux chemins, l’un vers la maison des femmes, et l’autre vers les villages, constituent réellement le processus de transformation, d’où le nom des femmes-relais, qui contribuent à la continuité d’un processus de changement et de développement.
Tous les mois les femmes-relais se retrouvent à Bagadadji pour se former, échanger et se sensibiliser aux questions de santé communautaire. La gestion de cette maison est sous la responsabilité de Coumba Koïta, avec …
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Pour l’expression, l’autonomie et la contribution des femmes au développement local
Jean LAPALUS, maire de Donzy Le National
Le Temiscouata est une des régions du Québec, ses 23 villages regroupent 23 000 habitants soit 6 habitants au Km², la forêt recouvre 87% du territoire. Les grands espaces forestiers contraignent à parcourir 21 km de distance moyenne pour accéder aux services.
Les hommes sont souvent bûcherons et peuvent rester absents plusieurs jours de suite, les femmes ont la charge de la maison, s’occupent seules des enfants, du ménage et restent disponibles pour le mari qui rentre en fin de semaine. Un tel mode de vie s’inscrit dans la tradition. Les femmes connaissent donc un grand isolement, un manque de moyens de déplacements, de modes de gardes d’enfants et d’emplois.
Nikole s’occupait de “l’animation populaire’’, elle animait des projets de développement rural en direction des forestiers, acteurs principaux de l’économie locale. Aucune femme n’assistait à ces réunions, c’est ce qui l’incite à créer un Regroupement de Femmes Forestières pour rompre cet isolement.
Un grand clivage existait donc entre d’un côté, les hommes travaillant durement dans la forêt, de l’autre, les femmes ‘’prisonnières’’ à la maison, sans espoir d’autres activités que celles dictées par l’obligation de pérenniser les valeurs traditionnelles. Il fallait changer ce contexte social pour un meilleur épanouissement des femmes et des hommes, il fallait qu’hommes et femmes partagent davantage leurs soucis, se parlent plus et puissent évacuer cette “ non rencontre ”. Au début, quelques femmes sillonnent les villages, se réunissent dans les cuisines et s’expriment, parlent entre elles de leurs problèmes les plus courants : les conditions de vie de femmes forestières, la famille, les enfants, la santé, …. Elles procèdent à la ‘’cueillette’’ des données. Ces discussions, bien menées, font prendre conscience aux épouses et mères qu’elles ont aussi un rôle social essentiel, qu’elles pourraient aussi penser à elles-mêmes et participer à la vie économique, sociale, culturelle de cette contrée. Le ‘’mouvement’’ se développe de cuisine en cuisine, mais toujours oralement, ce qui permet à toutes de participer même à celles qui ne savent pas bien lire et écrire. On utilise des mots et surtout des ‘’images parlantes’’ comme on sait le faire au Québec. Un grand sac à dos pour mettre ses misères, son fardeau, un sac à main pour mettre ses compétences, ses envies.
“Le curé !!!!!!!!quelle est la bonne version car j’en ai deux dont une qui cite le curé et qui lentionne le conte poison Quelle est celle qui a été validée par Nikole ??? Dix ans plus tard, une association est créée et reconnue, mais il a fallu de la persévérance, de la motivation et même des astuces pour permettre la rencontre. Toute cette démarche a donné naissance à un programme de conscientisation pour les femmes. Les besoins ont été exprimés par les femmes, les images utlisées par les groupes rencontrés ont permis d’établir une symbolique qui parle aux femmes. L’étayage théorique s’est réalisé à partir de la pensée de Paolo Freire sur la conscientisation et celle de l’intervention féministe. Tous ces …
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Cahier de doléances de la Maison des femmes Bagadadji, Sénégal
Nous les femmes relais de 32 villages, Nous les femmes des groupements du département de Kolda, Nous, femmes de Guinée Bissau, Nous toutes les femmes présentes à cette marche du 8 mars 2007. En solidarité avec les femmes, membres d’ASTER de différents continents ; Et de toutes les femmes à travers le monde ; Nous venons partager avec vous nos difficultés et nos attentes. Nous les femmes de la Maison des Femmes de Bagadadji, Nous avons la volonté d’agir pour améliorer les conditions de vie des populations de nos villages. Pour agir, nous ne pourrons faire seules, nous avons besoin de votre soutien et de votre coopération pour conduire nos projets.
Nous nous réunissons régulièrement pour raconter ce que nous vivons dans nos villages et nous avons pu identifier les problèmes et les attentes suivantes :
Mobilité et transport
Nos villages sont très enclavés et nous avons de longues distances à parcourir. Nous sommes toujours dépendantes pour trouver un moyen de transport. Ils sont trop chers et difficiles à trouver. Souvent, il faut se rabattre sur une charrette ou un vélo. L’enclavement des villages a de nombreux impacts négatifs :
Manque d’échange entre les femmes des villages
Manque de structure de santé de proximité
Difficultés de pouvoir vendre nos productions
Nous souhaitons :
Que les routes soient entretenues et restent en bon état.
Que les transports en commun soient plus fréquents et mieux organisés.
Que les postes de santé disposent de plus d’ambulances.
Economique Nos activités génératrices de revenus produisent de faibles bénéfices, soit par une mauvaise qualité des produits (savonnerie…) ou par nos difficultés dans le domaine des finances et du calcul du coût de nos productions artisanales. Nos projets de maraîchage sont freinés par :
le manque de qualité des plants,
l’absence de clôture de protection des plantations qui sont la plupart du temps mangées par les animaux laissés en liberté,
le coût élevé des engrais,
et nos connaissances et maîtrises insuffisantes des cultures.
Nous souhaitons :
Des formations pour maîtriser la qualité de nos produits, afin de pouvoir générer des revenus pour nos familles.
Que des ONG puissent nous appuyer en nous formant et nous aidant à construire des clôtures pour les périmètres maraîchers
Une programme de sensibilisation auprès des éleveurs pour qu’ils comprennent l’importance de ne pas laisser divaguer leurs troupeaux..
Education des enfants et des jeunes
Nous constatons :
Aujourd’hui, l’enfant ne reste à la maison que pour manger. Le reste du temps il traîne.
Nous reconnaissons notre part de responsabilité par rapport à ce manque d’éducation. Souvent, nous ne savons pas dire « non » et laissons faire et cela est réellement un problème avec les plus grands.
Dans le cadre de l’éducation des filles, les mères ne jouent plus toujours leurs rôles.
Les enfants respectent moins leur père, ce qui n’était pas le cas avant. Les pères sont souvent absents de la maison pour des raisons diverses (travail, polygamie,…).
Les jeunes aujourd’hui n’ont pas assez de connaissance au sujet de leur sexualité et des impacts. Ceci est valable pour …
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1997 : Participation de Cumba Koïta au Forum international de l’initiative locale à Cluny. Adhésion d’O.F.A.D. à ASTER.
1998 : Mission de trois membres d’ASTER à OFAD. Connaissance des actions locales.
1998 : Rendez-vous à Bruxelles avec Mme Catherine Dimitrieff, chargée des O.N.G. à la D.G. développement.
1999 : Nouvelle mission de deux membres d’ASTER à OFAD. Montage d’un premier projet de coopération avec l’équipe d’animation d’O.F.A.D. dont un volet de formation des agents de développement dans une triangulaire. Un premier dossier est déposé à la coopération française.
Mai 99 : À la suite du colloque réuni à Dakar ( Recherche féministe dans la francophonie plurielle) où O.F.A.D. et ASTER ont animé un atelier : rencontre de Cumba Koïta et Marie-Lise Semblat avec M. Éric Lamouroux à la Coopération française à DAKAR. Il conseille de prendre rendez-vous avec M Gilles Desesquelle, chargé de la coopération décentralisée, à la D.G. développement de la Commission européenne. Le rendez-vous a été pris.
1999 (octobre) : Rendez-vous à Bruxelles avec M Desesquelle, chargée de coopération décentralisée à la D.G. développement.
Mai 2000 : Nouvelle réunion à la Coopération française où M. Stéphane Gallet a remplacé M. Éric Lamouroux. Le 1er dossier a été refusé. Des conseils sont donnés pour un nouveau montage.
1999-2001 : Formation en Thiérache où une formation est expérimentée comme validation de la formation des femmes « actrices de développement en milieu rural ». Le Collège coopératif délivre 18 Certificats d’initiative locale (CIL)
2000-2001 : Les différentes rencontres entre O.F.A.D. et les membres d’ASTER (dont un séminaire de 10 Européens au Sénégal en novembre 2001) durant les années 2000 et 2001 ont permis la conception conjointe d’un dossier portant sur le C.I.L. et la Fondation de la femme rurale. Ces projets spécifiques visent, dans une approche territorialisée, à croiser :
Développement local rural
Validation des acquis
Egalité des chances entre les hommes et les femmes
Tout en facilitant la mobilité et les échanges.
2002 : Le dossier O.F.A.D.-ASTER a été élaboré. Après un ajournement en juillet, il a été complété et déposé de nouveau en septembre 2002.
2003 (janvier) : Le financement de la coopération est accordé, sous réserve des co-financements d’ici janvier 2004.
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D’un village bourguignon à un village vietnamien
Quand un village, un maire et des opportunités se rencontrent, les jumelages les plus utopiques peuvent prendre racine.
Donzy le National, petit village bourguignon de 200 habitants situés à 12 kms de Cluny et 35 kms de Mâcon tout au Sud de la Bourgogne compte 200 résidents permanents mais accueille de plus en plus de nouveaux habitants, pour la majorité artistes ou artisanes d’un niveau culturel de qualité exceptionnelle.
Malgré le mouvement d’exode qui touche le monde rural français, de nombreuses opportunités se sont trouvées réunies, qu’il s’agisse de la proximité de Paris et des infrastructures qui en permettent l’accès (autoroute proche et passage du T.G. V qui met la région à une heure et demie de la capitale) de la qualité et du cadre de vie (beauté des paysages et richesse du patrimoine historique notamment en matière architecturale) mais aussi de l’ouverture et du sens de l’accueil des villageois(e)s, enfin de la présence d’artistes.
Le maire est alors convaincu qu’il y a quelque chose à faire pour intensifier le développement du village et inciter la venue de nouvelles personnes en créant une ambiance stimulante, innovante et chaleureuse. Il croit à l’innovation, voit plein de possibilités de développement des plus farfelues au plus utopiques. Il s’entoure d’une équipe avec qui il partage sa passion. La population lui fait confiance et réserve un bon accueil à sa vision de l’avenir du village. La majorité féminine constituera un noyau solide, les femmes travaillant pour une cause avant tout, ayant par éducation et conditionnement social appris à dépasser leurs intérêts personnels, avec plus d’abnégation et moins de prétention.
S’appuyant sur la tradition locale d’un festival du cinéma, Ciné-Pause, le thème “La ruralité du monde’’ transporte le village au Vietnam. Le festival de cinéma a été créé en 1990 dans le but de ce que l’on appelle “le développement local”. Les initiateurs de cette manifestation étaient persuadés qu’une ambiance chaleureuse, dynamique attirerait les familles désireuses d’exploiter les posibilités de s’installer, de créer et de développer leurs projets. Le festival réunit depuis, durant la période estivale, la population de Donzy le national et les touristes qui, ensemble, vont découvrir les cultures d’ailleurs par le biais de l’ouverture au monde proposée par le festival.
L’audace des iniateurs du festival vietnamien les a conduit à oser inviter l’ambassadeur du Vietnam qui, répondant à l’invitation est venu avec son fils et son attaché politique. L’immersion dans le milieu, la rencontre du conseil municipal, de ces dignitaires a fait jaillir l’idée d’un jumelage avec Hao-Haï, un village vietnamien. Par l’intermédiaire de l’association Vietnamitié, la recherche de subventions facilitée par le maire, l’implication des femmes, toute une série de démarches s’enchaînent pour une présence de Donzy le National au Vietnam. C’est ainsi que depuis 1995 des échanges se sont instaurés et ont suscité des actions aussi diversifiées que des relations avec une école, un cercle francophone, l’envoi de cassettes vidéo au profit des enfants de lépreux mais aussi des aménagements d’hopitaux (filtres à eau et filtres à air) et …
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Expérience de la coopérative Kiparissos, expérience de Litza, Haroula et Panoréa
Béatrice Lengrand, foyer rural de Tavaux et Ponséricourt Cette fiche a été écrite lors du séminaire à Arachova entre ASTER et DPH, décembre 1999
Arachova est un village de 3000 habitants situé au pied du Mont Parnasse, en Grèce centrale. A 165 kms d’Athènes, il est proche du site de Delphes et à une trentaine de Kms de la mer. C’est une station de sports d’hiver attirant de nombreux Athéniens durant les week-end d’hiver. En 1985, le village n’offre pas beaucoup d’emplois pour les femmes notament celles de plus de 40 ans qui ont été peu scolarisées. Elles vont alors se grouper et avec l’appui du ministère de l’agriculture créer une coopérative agrotouristique
Litsa est l’une des fondatrices de la coopérative agrotouristique de Arachova, mère de famille, Litsa décide de sortir de son quotidien en étant utile à la vie locale. Elle a décidé de faire des choses et participe aux séminaires mis en place par le Ministère de l’Agriculture. A la suite de ceux-ci, avec d’autres femmes, elle décide de fonder la coopérative agro-touristique nommée : Kiparissos (cyprès). Par les aides financières des ministères, des banques, des préfectures et du FSE (Fonds Social Européen), les paysannes d’Arachova ont pu aménager dans leur maisons des chambres pour les touristes et se former à la gestion, au marketing. Cette coopérative comme les six autres créées à la même époque en Grèce va combiner plusieurs fonctions permettant tout à la fois d’instaurer un tourisme de qualité, de faciliter la promotion sociale et économique des femmes et de favoriser le développement local. En ce qui concerne le tourisme, les coopératives cherchent à renouer avec la légendaire hospitalité grecque et offrir des alternatives aux modes d’accueil des tour opérators en créant des chambres d’acccueil chez l’habitant en nombre limité (pas plus de quatre par maison) afin de respecter une qualité de l’accueil. La rénovation de l’habitat, l’entretien des infrastructures routières, le maintien des populations vont enrayer l’exode rural et contribuer au développement de la localité. La coopérative Kyparissos, comme les autres coopératives, outre l’hébergement des touristes, leur propose des activités en lien avec la culture locale, qu’il s’agisse de cuisine, danses, artisanat ou musique. A Arachova, une vieille tradition artisanale s’est développée autour du tissage de la laine teinte par les femmes à partir des plantes de la montagne. La traversée du village, nécessaire pour se rendre à Delphes, traduit bien cette vieille tradition, de nombreuses tapis étant proposés aux touristes L’ambition de Litsa est de s’impliquer dans le tissage qu’elle pratique car elle dispose toujours de métiers. Elle pratique aussi la broderie et dispose d’un métier à broder. La broderie se fait au fil d’or sur des velours de couleur pourpre destinés à réaliser les ornements religieux de l’église orthodoxe ou encore les costumes traditionnels, très prisés à la Saint George, saint particulièrement honoré à Arachova et dans tout le pays Au début, la coopérative fournissait la matière première (la laine), chaque femme réalisait la tapisserie …
Présentation du réseau »
Pédagogie de l’international au service du développement local et de l’égalité des chances entre les femmes et les hommes
A.S.T.E.R, Actrices Sociales des Territoires Européens Ruraux, structure créée en 1993, est à la fois un organisme de formation et un réseau européen. Devenu international en 1999, il est résultat d’une histoire faite de rencontres, d’échanges locaux, régionaux, européens et internationaux.
À la fois laboratoire d’expérimentation sociale, observatoire des pratiques et réseau, ASTER développe de concert une « pédagogie de l’action » et une « pédagogie de l’international au service du développement local ». La première privilégie le territoire, le groupe, le projet. La seconde est fondée sur la réciprocité et le partage des expériences et pratiques, facilitant à la fois les maillages de partenariats locaux et les coopérations interterritoriales.
Dans une optique de démocratie participative et de changement social, ASTER développe un ensemble de spécificités : « Femmes - Territoire - Développement local - Égalité des chances - Réseau - International ».
ASTER se veut un lieu d’échange de pratiques, d’expériences et de compétences, de circulation des personnes et des idées, mais également d’actions, de réflexion et d’analyse, un lieu mobilisateur et créatif. Le réseau réunit des membres et partenaires de différents continents :
Afrique, Amérique du Nord, Amérique latine, Europe (Allemagne, Belgique, Espagne, Finlande, France, Grèce, Italie, Portugal,…),
de structures juridiques différentes (associations, coopératives, fédérations, S.A.R.L., syndicats…), mixtes ou non mixtes.
Modes d’intervention
Ingénierie de formation,
Animation de groupes de réflexion-action,
Accompagnement et suivi de projets territorialisés,
Séminaires européens et internationaux de partage de compétences et d’échanges de pratiques,
Réalisations de guides pédagogiques,
Etudes et recherches.
Publications de guides méthodologiques En lien avec l’approche de genre, l’accompagnement de projets, le développement local, la formation d’adultes, la coopération internationale…
Participation aux rassemblements mondiaux
Rencontres mondiales du développement local (Québec, 1998)
Deuxième et troisième colloques des recherches féministes dans la francophonie plurielle (Dakar, 1999 et Toulouse 2002)
Marche Mondiale des femmes de l’an 2 000
Deuxième et troisième rencontre mondiale de l’économie solidaire (Québec, octobre 2001, Dakar, novembre 2005).
A.S.T.E.R. travaille avec d’autres réseaux en Europe (A.E.I.D.L., U.N.A.D.E.L., Université Rurale Européenne…), au Québec (Relais-femmes) et en Afrique (plate-forme des O.N.G. au Sénégal).
Partenariats dans recherches et formations -Formation au Certificat d’initiative locale (acteurs locaux et Collège Coopératif de Paris)
« Penser autrement l’économie » (réseaux associatifs et universités au Québec)
Diplôme Inter Universitaire (Paris 3 et Paris 6) : « Egalité des chances entre les femmes et les hommes »
Master de formation d’adultes (Paris 3)
Antenne Première antenne créée au Sénégal en 2004 avec l’appui de l’AIF (Agence Intergouvernementale de la Francophonie). animée par l’ONG locale OFAD/NAFOORE, membre d‘ASTER depuis 1997, concerne l’ensemble de la sous région. D’autres projets d’antenne sont à l’étude. ASTER développe de plus en plus son expertise en matière de formation en « genre et développement » auprès d’acteurs ruraux, mais aussi urbains, au Sud comme au Nord.
