17 Juin 2010

Lutte contre le trafic des êtres humains : la voie à suivre

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Nelly Jazra Bandarra, Experte européenne, économiste et membre d’ASTER, a assité au séminaire « La prévention de la traite des êtres humains et la lutte contre ce phénomène : la voie à suivre ».

Voici son compte-rendu :

Organisé conjointement par la Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures et la Commission des droits des femmes et de l’égalité des genres, ce sémianire s’est tenu au Parlement européen, Bruxelles le 10 juin 2010.

Les rapporteurs des deux commissions du Parlement européen Anna Hedh et Edit Bauer on présidé les séances, en présence des présidents des commissions. Le COM 95 final 2010 de la Commission européenne (représentée par Jacob Oratinsky de la DG JLS) visant à harmoniser certaines procédures et législations concernant le traffic d’êtres humains en particulier des femmes et des enfants a été présenté. Une proposition de directive sera mise sur la table par la Commission européenne fin mars 2011. Elle vise non seulement à prendre des mesures préventives, mais aussi à améliorer la situation des victimes, à veiller à la réparation du préjudice, ainsi qu’à la mise en place de services appropriés. Elle veut lutter contre la mendicité et à établir des techniques d’investigation pour la lutte contre le traffic d’êtres humains.

La représentante de la présidence espagnole est intervenue pour montrer son adhésion totale à ce projet et encourager l’avancement du processus. Les instruments législatifs ont été présentés par Europol (Steve Harvey), Eurojust (Ola Laurell) orienté vers le crime organisé et Frontex (Agence européenne pour la sécurité) basée à Varsovie. Puis ce sont les agences qui sont intervenues pour défendre les droits humains atteints dans ces cas : Agence des droits fondamentaux (Ioannis Dimitrakopoulos), Organisation internationale du travail (Beate Andrees) et Conseil de l’Europe (Carolina Lasen Diaz) qui a présenté la convention de cette organisation sur la lutte contre la traite des êtres humains. Les intervenants ont insisté sur la nécessité d’une forte volonté politique pour intervenir dans ce domaine.

A la dernière table ronde ont siégé des ONG de soutien et d’aide aux victimes : l’Alliance internationale « Save the children » (Rebecca O’Donnell),les Nations Unies qui ont 6 agences travaillant dans ce domaine, enfin un représentant de la police suédoise (Mats Paulsson) qui a décrit son expérience en tant qu’intervenant dans le démantèlement des réseaux et la prise en charge des victimes du trafic. Enfin, la Cour pénale internationale (Cuno Tarfusser) et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (Maria Grazia Giammarinaro) ont présenté les instruments juridiques.

La prostitution n’a pas été traitée en tant que telle si ce n’est sous l’aspect du trafic des femmes et la nécessité de les réintégrer, comme victimes, dans la société.

L’UE est fermement convaincue qu’il faut des mesures adéquates pour faire face à ce problème et mobiliser les instruments policiers, juridiques et les organisations de la société civile pour mettre fin a la traite des êtres humains.

Pour plus d’infos et de nombreux textes d’appui :

http://www.europarl.europa.eu/activities/committees/hearingsCom.do?language=EN&body=LIBE

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