07 Mai 2010

L’Aisne Nouvelle : Article : De la MEF à l’UNESCO : si toutes les femmes du monde pouvaient se donner la main

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MEF, UNESCO, même combat. Celui d’un rééquilibrage des genres féminin et masculin dans la construction d’un monde meilleur…

Les hasards du calendrier éclairent parfois l’actualité sous un angle inattendu. Alors que la ville de Tergnier signera ce matin avec des représentants de l’UNESCO une convention de stage visant à accueillir début juin vingt à vingt-cinq jeunes européens chargés de réfléchir à la place de la femme dans l’Europe, la Maison de l’Emploi et de la Formation organisait, elle, jeudi une journée de sensibilisation à l’égalité homme-femme. Une cause que l’on croyait entendue depuis le renforcement de la législation contre les discriminations. Selon l’intervenante du jour Marie-Lise Semblat, formatrice au sein du réseau ASTER, la réalité des faits est néanmoins autrement plus compliquée à négocier que le simple enregistrement d’une égalité de principe législativement instituée.
Animatrice du pôle égalité des chances au CIDF de l’Aisne, Florence confirme : « Les textes existent ; la France en particulier, dispose d’une belle batterie d’outils mais cela ne suffit pas à dissiper les difficultés à contrer le poids des mentalités ». Et n’allez surtout pas croire que la résistance est exclusivement masculine ; le genre féminin lui-même peine à s’affranchir d’un héritage culturel sur lequel il lui appartient d’imprimer sa marque et c’est de cela même dont il s’agissait jeudi.
Stratégie par l’exemple
Les outils existent ; encore faut-il oser et savoir les mobiliser à bon escient. Marie-Lise en veut pour preuve qu’il fut plus facile de mobiliser dans la mise en œuvre d’un projet

ancré dans le développement du territoire un groupe de femmes au Sénégal qu’en Thiérache. « Nous y sommes parvenus mais ce fut plus long en Thiérache » note t-elle.
L’explication ?
« Il y a beaucoup d’idée à prendre dans les pays d’Afrique alors qu’en France, on a l’impression d’avoir toujours un peu tout gagné ».
L’alternative ? Sortir de l’affirmation du principe égalitaire pour lui donner corps au quotidien dans la réalité du développement des territoires de vie ; distinguer la conciliation et l’articulation de la vie professionnelle et de la vie sociale. « La première relève sur l’autogestion des difficultés, autrement dit sur la débrouille ; la seconde appelle une implication collective en termes d’aménagement de transport, de dispositif de garderie d’enfant ou encore d’accessibilité aux services » précise Marie-Lise Semblat.
Et au petit jeu des nuances, « ce que nous parvenons à réaliser localement peut inspirer des actions plus larges menées au niveau international et réciproquement ; c’est là le credo du réseau ASTER » ajoute t-elle.
Par « nous », elle entend « les collectivités », c’est-à-dire les femmes comme les hommes. « Lorsque nous menons un diagnostic territorial, c’est toujours sous le double angle de vue de l’homme et de la femme. » Une révision, en somme, de la complémentarité des genres à l’aune des enjeux d’un monde plus solidaire mais de cela, il sera plus largement question ce matin lors de la signature de convention avec

l’UNESCO.

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