06 Mai 2007

Rencontre internationale Larache (Maroc): 27 au 30 juin 2007

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Rencontre internationale

27  au 30 juin 2007

Larache (Maroc)

ASTER-International, RADEV (Maroc), Relais-Femmes (Québec), OFAD/NAFOORE (Sénégal)

 

 

 

 

ASTER-International organise avec ses membres au Maroc (RADEV) au Sénégal (OFAD/NAFOORE) et au Québec (Relais-femmes) une rencontre internationale à Larache au /Maroc du 27 au 30 juin.

Cette rencontre se veut à la fois :

  un forum d’échanges entre les partenaires et participants-es,

  un séminaire de travail (suite des travaux engagés sur l’économie autrement)

  une découverte des expériences innovante menées sur le terrain par le réseau RADEV

 

Programme

Le réseau RADEV, membre d’ASTER est co-organisateur et structure d’accueil. Les délégations internationales seront hébergées dans le centre d’accueil de Larache géré par le ministère de la Jeunesse et des sports (situé sur le front de mer de Larache).

Centre d’accueil de LARACHE
Front de mer de LARACHE

 

  Mardi 26 en soirée

 Accueil des délégations à l’aéroport de Tanger

  Mercredi 27 juin

 Ouverture et forum d’échanges d’expériences des délégations

  Jeudi 28 et vendredi 29 juin

 Séminaire animé par Danielle Fournier de Relais-Femmes : « Rentabilité sociale, une autre vision de la richesses et du travail »

– Soirée du 28 et samedi 29 (Hébergement en milieu rural)

Visites d’expériences locales : centre d’accueil de jeunes filles, coopératives de femmes, centre de formation, Maison Familiale Rurale… 

  Dimanche premier juillet : Départ des groupes

 

 

è Chacun-e organise son voyage en cherchant un vol direct pour Tanger ou via Casablanca ou encore par Madrid ou Barcelone par Ibéria (ou autre transit suivant la compagnie).

è Les frais de séjour, transport, documents pédagogiques s’élèvent à 250 euros que vous pouvez payer en plusieurs fois.

 

 « La démocratie meurt quand les citoyens sont dépossédés des moyens d’intelligence et de transformation du destin collectif. À un moment où les phénomènes économiques qui pèsent le plus sur l’existence individuelle et sociale sont majoritairement présentés comme des « contraintes », des « lois », des « mécanismes », c’est-à-dire des fatalités devant lesquelles l’humanité est impuissante, il est de la plus grande nécessité de s’interroger sur la manière dont s’opère la diffusion ou, bien souvent, la non diffusion des moyens intellectuels permettant de comprendre la nature du système économique qui régit les sociétés et plus fondamentalement encore, permettant de saisir le rôle que joue l’économie dans la société, dans le fonctionnement politique, dans la marche du monde. « Les Rencontres nationales sur l’enseignement de l’économie » Paris, juin 2003

 

Contexte

ASTER a été partenaire d’une formation « Penser autrement l’économie » qui s’est déroulée au Québec  en 2004 à 2006. Un comité de pilotage a réuni deux économistes (Sylvie Morel de l’université Laval de Québec et Ruth Rose de l’UQAM, Montréal) et les réseaux Relais-femmes et la Fédération des Femmes du Québec. Décentralisée en 7 sites au Québec, elle a porté sur les discours économiques que l’on entend et surtout sur ceux que l’on n’entend pas, nommés hétérodoxes, car ils sont en opposition avec le discours de la grande majorité des économistes. Ce dernier est le discours orthodoxe, celui qui est dominant en économie.

ASTER a contribué à la formation test d’avril 2004 puis à celles du premier site à Montréal en novembre et décembre 2004) et du dernier à Matane (région du Bas Saint Laurent) en mai 2006.

ASTER a organisé en juin 2005 deux formations animées par les économistes québécoises, l’une au Collège Coopératif de Paris et l’autres dans le cadre d’un séminaire international réunissant des membres d’Afrique, Amérique Latine, Europe. Ce dernier a abordé des thèmes majeurs :

  les lois économiques : faits de nature ou fait social ?

   rôle de l’Etat

   les politiques publiques

   l’équité salariale

  la valeur du travail des femmes

 

Dans la poursuite de ces travaux, ASTER en partenariat international avec Relais-femmes (Québec) mais aussi avec le réseau RADEV (région de Larache, Maroc)et l’ONG, OFAD/NAFOORE (Sénégal) organise une rencontre internationale du 27 au 30 juin.

 

RADEV dans la province de Larache

Le réseau RADEV regroupe 33 associations locales soit urbaines à Larache et Ksar El Kébir ou dans les villages environnants (douars) de la zone décrite ainsi par RADEV :

« La zone se caractérise par un enclavement très prononcé eu égard au caractère montagneux de la zone d’une part et à la faible intervention des pouvoirs publics depuis des décennies pour désenclaver la zone d’autre part.

– Un faible taux d’équipements socio-éducatifs et culturels : établissements scolaires, maisons de jeunes , …

 – Une économie très fragile malgré l’abondance des ressources humaines et naturelles

 – Prédominance d’une agriculture de subsistance à faible revenu

– absence d’activités génératrices de revenus et capables d’absorber le chômage croissant surtout des jeunes

– La prédominance d’un circuit non clair de drogue (cannabis) dont les principaux bénéficiaires sont non pas les agriculteurs mais les intermédiaires

 – un secteur associatif jeune et en phase de consolidation Il nécessite un soutien inconditionnel en vue d’arriver à instaurer une société civile. Les collectivités locales, outre le manque de moyens humains et financiers, souffrent d’un manque de capacités techniques en matière de planification territoriale et de gestion du processus de développement..

En 2005, le gouvernement marocain, a organisé des vastes campagnes de destruction du cannabis, considéré l’unique et principale activité économique des populations locales. Cette lutte contre le cannabis sans la mise en place des activités économiques alternatives, a contribué à la dégradation socio-économique de la zone et a infecté les conditions de vie des populations :

·  Un taux de pauvreté très élevé.

·  Un taux très élevé de non scolarisation, notamment au sein des filles montagnardes.

·  Un mouvement fort d’exode rural, surtout les hommes.. »

 

RADEV déploie son action dans une zone en reconversion économique après la destruction des champs de cannabis et dans une période stratégique de mise en œuvre du nouveau code de la famille. Le réseau appuie les initiatives locales des associations membres avec la double préoccupation :

  la satisfaction des besoins pratiques

  le renforcement des capacités et l’émancipation des populations

Dans cette optique, l’approche de genre trouve sa pleine mesure et devient un axe transversal de presque tous les projets. Ces derniers portent sur les équipements en infrastructures (adductions d’eau potable), l’appui à la scolarisation des filles (création de centres d’accueil pour les filles scolarisées au collège), la formation des adultes, l’alphabétisation, l’appui au leadership féminin, les activités génératrices de revenus …

Un réseau de bénévoles très impliqués anime les activités de RADEV qui prend appui sur les jeunes diplômés des universités marocaines (pour leur majorité des jeunes filles) et valorise leurs compétences.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La rentabilité sociale, une autre vision de la richesse et du travail, des rapports entre les femmes et les hommes

Séminaire, 28 et 29, animé par Danielle Fournier, Relais-Femmes

Relais-femmes est un organisme féministe de formation, de recherche et de concertation qui oeuvre à la transformation des rapports sociaux dans une perspective de développement et de diffusion de nouveaux savoirs et de renouvellement des pratiques.

 

Vous croyez qu’il est nécessaire de ne plus limiter l’économie aux échanges commerciaux et au rendement financier au service des groupes dominants ? Des multinationales ? Qu’il importe de valoriser le travail et les activités non rémunérées qui améliorent la qualité de vie et contribuent au dynamisme du tissu social ? Qu’il est nécessaire de s’engager dans un processus démocratique pour élaborer des mesures de la qualité de vie et de la contribution sociale des groupes communautaires ?

C’est autour de ces enjeux que s’articule ce séminaire. Il permettra de se familiariser aux valeurs et aux principes sous-jacents à la rentabilité sociale dans une perspective féministe et communautaire. Il permettra également d’expérimenter le processus menant au développement d’indicateurs de rentabilité sociale à partir d’un projet de développement ou d’entreprise de votre région ou de votre localité.

La rentabilité sociale fait contrepoids aux règles de rentabilité financière ainsi qu’à la prépondérance des biens matériels et des technologies de pointe en tant que symbole et mesure de la richesse. Afin de mesurer la rentabilité sociale, nous devons identifier des indicateurs (repère, signal) socio-communautaires.

Le développement durable, la qualité de vie, le bien-être et le progrès des sociétés nécessitent d’autres types d’indicateurs que les traditionnels indicateurs économiques et monétaires des différentes comptabilités nationales. Comment peut-on mesurer autrement les progrès ?

Chaque communauté concernée doit faire l’exercice de déterminer ces indicateurs car il n’existe pas de liste-type d’indicateurs. Le séminaire nous sensibilisera au processus démocratique d’identification d’indicateurs communautaires intégrant le genre.

Objectifs visés :

  • Compréhension de certaines notions : rentabilité sociale, qualité de vie, indicateur, économie, richesse
  • Sensibilisation au courant des indicateurs communautaires prenant en compte le genre
  • Sensibilisation sur le processus participatif et démocratique pour élaborer des indicateurs communautaires

Le séminaire s’articule autour de trois blocs thématiques :

Bloc économie

o  Ça veut dire quoi au juste ?

o  Qu’est-ce que la richesse ?

o  Le genre de l’économie (deux poids, deux mesures)

Bloc rentabilité sociale

  • La rentabilité sociale (pour les hommes, pour les femmes)
  • La valeur ajoutée… (groupes associatifs, groupes de femmes, groupes d’hommes, groupes mixtes, jeunes)
  • Au-delà du chiffre d’affaires…(des entreprises collectives et solidaires)

Bloc indicateurs sociaux

o  Le mouvement des indicateurs communautaires

o Le processus participatif et démocratique pour élaborer des indicateurs communautaires

o Qu’est-ce qu’un indicateur ?

o Un éventail d’indicateurs communautaires intégrant le genre

 

La pédagogie

Alternance d’apports théoriques, d’échanges, et d’exercices.

ASTER et Relais-femmes

26 mars 2007

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